jeudi 12 novembre 2009

Colombie 5e semaine

Je suis en plein dans l'Eje Cafetero, et les paysages sont superbes, riches en variantes de verts avec partout du bambou, des palmes, des bananiers et des arbres parasols..., et les gens sont absolument chaleureux, tout comme le climat.
Manizales, où j'ai passé une semaine, est une ville fort agréable et architecturalement riche (ex en photo : la Fac d'archi de l'Université Nationale dans un vieux bâtiment en bois). Aux alentours de Manizales, j'ai rencontré Marcello Villegas, célèbre collègue charpentier de Simon Velez, dans son nouvel atelier, encore en chantier. Avec plus de 35 ans dans la Guadua, on peut dire qu'il est LE maître-artisan de ce matériau. Ceci dit, le bambou reste pour lui un matériau parmi d'autres, et ses projets actuels (de grandes tables luxueuses) sont surtout en bois.
Toujours près de Manizales, j'ai eu le plaisir de visiter la ferme écologique La Miñoca de la fondation ZERI, où a été construite une maison "modèle" en Guadua et torchis, incluant tous les systèmes écologiques possibles (notamment : au robinet coule l'eau de pluie filtrée). Excellent, élégant, et pionnier. C'est d'ailleurs la maison de vacances de Gunter Pauli, directeur de la fondation.
Aussi, sur le conseil d'un prof d'archi de Manizales spécialiste du torchis (technique traditionnelle en Colombie), j'ai visité la superbe ville coloniale de Salamina, perchée sur une crête, et connue pour l'authenticité de son architecture en torchis sur structure de Guadua. Les maisons du centre ont plus de 100 ans et tiennent bon ! Une belle leçon d'architecture... Le voyage jusqu'à Salamina m'a permis de voir la campagne, ses routes cabossées en plein travaux d'aménagement, et les bus scolaires improvisés avec des jeeps ! Jugez par la photo, on est loin de la sécurité en France !!
Enfin, dans la continuité de mes visites à Bogota, je suis allé voir à Manizales un autre centre d'accueil de la fondation Niños de Los Andes, s'occupant de plus de 200 enfants en situation très difficile. Encore une fois une visite très touchante, avec pleins de visages en mémoire...
Et me voilà maintenant à Pereira, où j'ai été accueilli bras ouverts par les profs et le directeur de la fac d'architecture de l'Université Catholique (malgré le nom, elle n'est pas plus "catho" que les autres), très intéressés pour lier contact avec des fac françaises. M'ont été présentées les recherches en cours sur le travail de la Guadua et des propositions d'habitats sociaux soutenables pour une région rurale. Passionnant.
Je suis vraiment enchanté par la générosité des gens que je rencontre. Ici, les problèmes si connus du pays ne sont quasiment pas abordés dans les discussions. Les gens positivent et préfèrent se concentrer sur leur travail et la vie quotidienne, essayant de participer ainsi à la construction d'un avenir meilleur pour tous. Et ils sont infiniments heureux de montrer la beauté de leur pays. Et je confirme, ce pays est BEAU !
Je pars vendredi pour Armenia, un peu plus au sud. A plus tard !

jeudi 5 novembre 2009

Colombie 4e semaine

De la route et des découvertes, après 3 jours à Medellin et le début de mon séjour dans l'Eje Cafetero, avec Manizales.
Medellin est une expérience urbaine bien différente de Bogota. La ville, massivement faite de briques, grimpe partout sur les montagnes. Côté transport, on retrouve les mêmes bus polluants et pressés, mais, bel atout, il y a un métro aérien, très pratique et efficace. Son réseau couvre largement la métropole, jusque dans ses hauteurs (en mode Metro Cable). Aussi, passer à Medellin était l'occasion d'aller voir l'Orquideorrama du jardin botanique, grande architecture en canopée abritant autant des massifs d'orchidées que des rassemblements humains (en photo : une séance de relaxation). Le jardin est sublime, et donne une bonne idée de la richesse végétale locale. Medellin est connue pour être mieux gérée et plus agréable à vivre que Bogota. Mais cela n'empêche pas de retrouver un peu partout les signes de la misère : dormir dans la rue, fouiller les poubelles ou faire le vendeur ambulant pour une bouchée de pain, c'est le lot de tant de gens... à Bogota comme à Medellin.
Et idem à Manizales, où je suis actuellement, même si la ville est plus petite et paraît moins touchée. Manizales (2000m) est la ville du nord de la zone caféière, réputée pour la qualité de ses universités, notamment la Nacional. Située en pleine montagne, de nombreuses rues sont en pente forte, ce qui donne l'occasion aux bus de cracher encore plus fort leur fumée noire. Et à propos, un Metro Cable du même type qu'à Medellin vient tout juste d'être inauguré et est l'attraction du moment. En outre, en plein centre-ville trône une imposante cathédrale gothique qui donne au décor un air très européen. Mais il suffit de passer devant un bar diffusant de la salsa à fond pour se rappeler que l'on est bien au coeur de la Colombie !
Enfin, hier, je suis allé voir en détail le Pavillon de la Guadua, chef d'œuvre de Simon Velez et son charpentier Marcello Villegas. Cet ouvrage est une commande de la fondation ZERI à l'occasion de l'Expo 2000 d'Hanovre. L'idée était de démontrer les performances architecturales du bambou. C'est réussi : la conception structurelle est prodigieuse et l'ouvrage vieillit fort bien. J'ajoute une photo donnant l'échelle de format de la Guadua, tout à fait sympathique pour monter des structures ! On est loin de mon bambou de Grenoble !
Bon, je reste à Manizales quelques jours, avant de continuer vers le sud pour Pereira, Armenia, puis Cali, avec pleins de contacts à rencontrer au sujet de la Guadua.
A la prochaine !

jeudi 29 octobre 2009

Colombie 3e semaine

Enfin un week-end passé en dehors de Bogota ! Je suis parti avec un groupe d'amis à Barichara, à 7h de route de Bogota. Situé dans la région de Santander, Barichara est un des plus beaux exemples de l'architecture coloniale. Le plan de la ville est une basique grille orthogonale et au centre se trouve bien sûr la grande place et son église. Mais ce qui rend cette petite ville particulièrement fascinante, c'est le fait que la majorité de ses constructions sont en terre crue (adobe ou pisé). Et j'ai eu le plaisir d'apprendre que cette tradition se perpétue avec force et qu'ainsi la plupart des nouvelles maisons se construisent aussi en terre. Le résultat est magnifique. Ce week-end à Barichara était pour mes amis et moi l'occasion d'assister à un atelier terre, organisé par Santiago Rivero (ex CRATerre, Grenoble) et son équipe, jeunes acteurs locaux du développement du matériau. Nous avons pu voir que certaines nouvelles maisons en terre comportent des structures en béton, inutiles et incohérentes avec la terre. Il semblerait que ce soit l'idée de clients "urbains", qui, par manque de confiance en la terre, poussent ainsi les maçons a renforcer la structure... Bref, même dans ce petit paradis de la terre crue, on peut voir de grosses bétises.
Et cette semaine, sur Bogota, encore beaucoup de rencontres, et la visite, fort intéressante de l'Universidad de Los Andes, qui malgré son nom "andin" n'a rien de populaire, puisque que c'est le plus chic des campus privés de Bogota. Los Andes se situe tout près du centre ancien, à la base de la montagne, et bien qu'étant un vieux campus, est équipé désormais de batiments ultra-modernes, offrant à ses riches étudiants une vue panoramique haut placée, sur une ville où la misère se constate à chaque coin de rue... Aussi, rentrer dans ce campus, c'est un peu comme rentrer dans un ministère et les gardes me contrôlent et m'enregistrent, car ici étudient les enfants de bon nombre de personnalités politiques, alors on ne rigole pas avec la sécurité.
Nous voilà vendredi 30 octobre, et c'est le jour de mon départ pour Medellin, voyage en bus de nuit...
Prochaine mise à jour, dans l'Eje Cafetero ! Hasta luego !

vendredi 23 octobre 2009

Colombie 2e semaine

Une nouvelle semaine passée à découvrir un peu plus la géante Bogota, ses rues vivantes, ses boutiques religieuses remplies de statues baroques, le quartier ancien de La Candelaria aux rues pentues et aux belles maisons espagnoles, et le panorama immanquable de Monserrat (l'équivalent de la Bastille à Grenoble, sauf que la ville est 100 fois plus vaste : 1776 km2 au lieu de 18 !)
En outre, lundi s'est tenue la première réunion des 9 architectes colombiens que j'ai mis en réseau depuis un mois, afin de discuter de la possible création d'une association Architectes Sans Frontières Colombie. C'est un premier contact, mais c'est prometteur, et ici la demande sociale est criante...
Et puis mardi, encore une fois, sur la place Bolivar, devant le siège du gouvernement, une manifestation. Cette fois-ci, c'était des milliers d'étudiants venus à pied de l'Université Nationale, pour protester contre la faiblesse du budget aloué aux universités publiques. En réponse, la nuit qui suivit, 160 mille millions de pesos furent débloqués. Mais pour beaucoup, c'est loin d'être satisfaisant, et il faut s'attendre à une poursuite de cet important mouvement étudiant. Vendredi dernier, le directeur de l'Université Nationale avait été bloqué pendant 4 heures dans sa voiture par des centaines d'étudiants à la sortie du campus, ce qui avait fait monter le débat d'un cran. Pas suffisant semble t-il...
Enfin, mercredi, avec deux amies, j'ai pu visiter 3 centres d'accueil de la fondation Niños de Los Andes, qui à l'instar de Voix Libres en Bolivie, réalise un formidable travail de soutien humain, sanitaire et pédagogique auprès de milliers d'enfants en situation très difficile (drogues, prostitution, vie dans les égouts de la ville, abandon familiale, violence urbaine...).
Je finis ce message avec le site web de cette fondation, fondée il y a 25 ans par Jaime Jaramillo, dit "Papajaime", un ingénieur des routes reconverti en sauveur d'enfants abandonnés. Une vie dédiée à améliorer la condition des autres...
Je n'ai pas de photo de cette journée, mais c'est sans aucun doute l'épisode le plus marquant de ce début de voyage...


vendredi 16 octobre 2009

Colombie 1e semaine

Après une première semaine à Bogota, voici quelques nouvelles. Le séjour a commencé par une bonne crève et un mal de crâne dû principalement à la pratique intensive de la langue étrangère ! Mais ça y est, le cap est passé et je commence à pouvoir "vivre" le pays. J'ai été accueilli par un soleil superbe, puis la pluie est arrivée, après plusieurs mois d'absence parait-il. Les rencontres sont nombreuses et très chaleureuses, et je me dis déjà qu'il serait dommage de ne venir en Colombie qu'une seule fois...
La capitale est une métropole immense, grouillante de monde, colorée, à la fois bruyante et musicale, et aussi très polluée, surtout par l'intensive armada de mini bus qui vous attrapent et vous déposent à l'arrache, crachant une fumée noire à chaque démarrage. J'ai eu l'occasion de visiter le Musée de l'Or, éblouissant panorama sur le passé culturel lointain de la Colombie, et la cathédrale de sel de Zipaquira, qui est ni plus ni moins la 8e merveille du monde, et donc la 1ère du monde moderne. Un ouvrage humain méconnu mais exceptionnel. Enfin, ce soir, le hasard a voulu que je sois sur la place Simon Bolivar, lors d'une manifestation annuelle en souvenir de victimes de crimes d'Etat. Un moment très émouvant, sous la pluie.
Je reste dans la capitale encore une dizaine de jours, avant de partir pour Medellin puis l'Eje Cafetero. A bientôt !













dimanche 4 octobre 2009

La Voz del Pueblo Sudamericano se va...

Ce dimanche 4 octobre est décédée à 74 ans l'immense chanteuse argentine Mercedes Sosa, considérée par beaucoup comme LA voix de l'Amérique Latine.
Dans les années 70 et 80, elle fut en tête du renouveau de la musique folklorique, très engagée socialement. L'Argentine était alors en dictature, ce qui l'avait d'ailleurs amenée à s'exiler en Europe pendant 3 ans. Elle laisse une oeuvre impressionnante, avec une discographie de 35 albums et surtout le souvenir de concerts très énergiques et populaires.
En introduction à son oeuvre, je conseille le symbolique Live "En Argentina" (1982), enregistré à son retour d'exile. Pour les hispanophones et anglophones, il y a aussi le documentaire Sera Posible el Sur ? qui raconte le lien profond entre la chanteuse et le peuple sud-américain.
Et les chansons qui m'ont personnellement marquées sont Alfonsina y El Mar, Todo Cambia, Soy Pan Soy Paz Soy Mas, Solo le Pido a Dios, et enfin Balderrama, qui fut choisie comme conclusion touchante du récent film "Che 2e partie - Guerilla".

samedi 19 septembre 2009

Zero Emission Research and Initiatives

ZERI est une fondation internationale se consacrant au développement de projets innovants et très ambitieux sur le plan écologique.
Son fondateur, Gunter Pauli est devenu célèbre pour ses conférences provocatrices et foisonnantes d'idées innovantes inspirées des systèmes de la Nature. Pour lui, "il ne faut pas moins polluer, il faut arrêter de polluer", et prendre exemple sur l'intelligence de la Nature, qui ne produit aucun déchet ni pollution. Tout y est utilisé, dans un système en cycle.
ZERI s'est fait remarquer en 2000 à l'Expo Universelle d'Hanovre avec le beau pavillon en bambou Guadua conçu par le colombien Simon Velez. L'objectif de ce pavillon (aujourd'hui visible à Manizales, Colombie) était de démontrer les performances du bambou en architecture, et de changer son image de "matériau du pauvre". En Colombie également, la fondation a créé un centre d'expérimentations écologiques, Las Gaviotas, qui s'active à reforester une immense région désertifiée de l'Orinoco, avec d'exceptionnels résulats en biodiversité et regénération du sol.
ZERI a aussi lancé des systèmes de production innovants aux îles Fiji, en Suède, au Japon, en Namibie, en Allemagne...
A quand en France ?!!
Partant du principe que l'innovation nécessite le savoir et que les enfants sont l'avenir, Pauli a imaginé des contes pour leur expliquer sans jargon scientifique l'intelligence de la Nature qui doit être notre source permanente d'inspiration.
Pour découvrir plus en détail tout cela :
Une excellente conférence (en anglais) de Gunter Pauli en 2009
Une autre conférence (en français) à HEC en 2008.
Et bien sûr, vous pouvez visiter le site de la fondation, et le site de ZERI Eje Cafetero (Colombie).

samedi 29 août 2009

Je pars en Colombie

Depuis bientôt un an et demi, j'avais le projet de partir en voyage en Colombie. Eh bien ça y est, ça se concrétise, puisque j'y serai du 8 octobre au 1er décembre !
En pensant à la Colombie, nous avons tous l'image de la violence, des prises d'otage, du trafic de drogue, etc. J'ai des amis colombiens, et j'ai appris à travers eux à voir que la Colombie est aussi un beau pays où les êtres humains cherchent à sortir ensemble de cette spirale de la guerre, où des communautés de paix s'organisent dans les régions les plus sensibles, où des innovations écologiques sont développées dans des écoles, des fermes, des territoires en reforestation...
Bref, des initiatives pleines d'espoir, mais dont nos médias ne parlent quasiment pas, trop focalisés sur ce qu'il y a de pire dans ce pays. Personnellement, avec tout ce que j'ai découvert depuis un an et demi, j'ai décidé de croire en l'avenir de la Colombie !
Alors, je passerai d'abord du temps à
Bogotá, la capitale, pour découvrir le travail d'associations de solidarité et pour rencontrer des architectes intéressés par le réseau Architectes Sans Frontières. Et ce voyage sera aussi pour moi l'occasion de découvrir en détail la filière du bambou "Guadua", utilisé traditionnellement pour bâtir des ponts, des maisons, et bien plus encore. Cette ressource naturelle est à elle-seule un excellent levier de développement économique et agro-écologique pour plusieurs régions de la Colombie, et fait depuis quelques années l'objet de congrès internationaux. Je prévois d'ailleurs d'assister au prochain congrès, qui aura lieu du 24 au 28 novembre (juste avant mon retour) dans la région caféière, où prolifère la Guadua.

(ci-contre en illustration, un mandala que j'ai récemment dessiné)

lundi 24 août 2009

MAJ du blog Bambou

J'ai mis à jour mon blog de créations en bambou, avec notamment la présentation de l'entretien de bambouseraie que j'ai récemment entrepris. De la gestion de ressource à long terme, finalement.
Je vous laisse juger du travail accompli. Je crois que les photos parlent d'elles-mêmes !
C'est par ici.

samedi 25 juillet 2009

Merveilleux chantier paille...

Je reviens de 2 semaines complétement géniales sur un chantier participatif en Haute-Savoie, et je ne peux pas m'empêcher de vous raconter un peu.

Aline et Jacek se sont lancés depuis 2 ans dans l'autoconstruction de leur maison, ou plutôt d'une grande extension de leur petit chalet. Jacek est menuisier-ébeniste, et avec l'aide d'amis, il a réalisé lui-même les fondations et l'impressionnante charpente. Pas une seule entreprise n'est intervenue sur ce chantier. La dalle du rez-de-chaussée est en terre-chaux, les soubassements en briques monomur, la charpente en bois de la forêt d'à côté, et les bottes viennent d'un champ bio à proximité. Voilà une maison super locale !
Et depuis 2 semaines, jusqu'à fin août, le couple accueille des bénévoles pour participer à la réalisation des murs en bottes de paille et de la couche de corps. Une dizaine de personnes sont ansi présentes chaque jour, apprenant petit à petit les bons gestes et techniques et construisant en groupe ce beau projet de maison.
En 2 semaines, j'ai pu apprendre un bon paquet de techniques sur ce chantier, et j'ai surtout pu constater à quel point la paille est un matériau tout simplement fantastique. Naturel, léger, isolant, recyclable, maniable, tactile...
Il ne fait pas de doute que ce mode de construction va se développer beaucoup dans les prochaines années, car c'est un matériau idéal pour l'autoconstruction, disponible localement, souple d'utilisation, et le volume des bottes fait que les murs montent très vite et ne nécessitent pas d'isolation supplémentaire. Dans le genre écologique et "compétitif", difficile de faire mieux.
Et puis, un chantier participatif, c'est convivial, plein de rencontres, d'échanges de savoirs, de moments de pauses pour mieux travailler ensuite, etc.
D'ailleurs, Aline et Jacek maîtrisent bien leur chantier et reçoivent très chaleureusement.
Bref, 2 semaines de pur bonheur, à apprendre, construire, échanger, et travailler en s'amusant.

Merci beaucoup à Aline et Jacek pour tout ce bon temps passé. C'est dans des moments comme ça qu'on se dit que l'avenir n'est pas foutu et qu'il y a des gens vraiment chouettes qui dédient leur vie à de bien beaux projets. Cette maison va être belle, et pleine de tous ces bons souvenirs humains. J'ai hâte d'y retourner...

A vous qui me lisez, n'attendez plus, allez sur un chantier paille ! C'est trop trop bon !!!
Vous pouvez trouver des annonces de chantiers sur Passerelle Eco, sur le site de la revue La Maison Ecologique, et sur le site de l'association Bot'Mobil qui fait de l'assistance à autoconstruction paille.

dimanche 31 mai 2009

Citations du jour

"La beauté sauvera le monde."
Fiodor Dostoïevski


« Rien ne nous oblige à avoir raison ; il vaut mieux être heureux qu'avoir raison. »
Don Miguel Ruiz

"Vous attirez vers vous tout ce qui correspond à votre état intérieur."

Eckhart Tolle

"A force de remettre à plus tard, la vie nous dépasse."

Sénèque

"Le présent ne se réchauffe pas."
Marianne Sébastien

vendredi 29 mai 2009

Le Bonheur National Brut

Le Bhoutan est un tout petit royaume bouddhiste situé entre l'Inde et la Chine. Un pays dont on entend à peu près jamais parler, mais qui a pourtant su se faire remarquer au niveau international dès les années 70, en utilisant comme indicateur de développement, le Bonheur National Brut. Au Bhoutan actuellement, on pense que le BNB pourrait être un outil utile pour sortir de la crise financière, tant il prend en compte bien plus que la croissance économique : l'éducation, la culture, la santé, l'état de l'environnement...
Certes, il s'agit d'un petit pays (à peine plus de 2 millions d'habitants) et il ne s'est ouvert que récemment à la mondialisation, mais il est possible que le BNB puisse s'appliquer fort bien dans le reste du monde. Quel peut bien être le bonheur intérieur brut de la France ?... Plutôt excellent ? Plutôt catastrophique ?...
Cette alternative au PIB a sûrement de l'avenir, car elle tient finalement du bon sens. Idem pour l'annulation de la dette du tiers-monde. La domination du fric et les schémas de pensée conservateurs nous empêchent encore de faire ces grands pas, mais plus pour longtemps... Il y a une volonté d'humanisme qui grandit aujourd'hui dans le monde, et rien ne l'arrêtera.

A lire sur le sujet :
Le pays du Bonheur National Brut (La Dépêche)
Le Bhoutan vante le Bonheur National Brut (Nouvel Obs)
Le Bhoutan (site Encyclopédie de l'Agora)